Février a été dans l’ensemble un mois d’hiver rigoureux. Dans la région où se trouve notre écurie, nous avons eu beaucoup de neige qui, combinée à des vents forts, a tourbillonné et rendu les routes parfois totalement impraticables. L’envie de printemps et de chaleur devient presque écrasante.
Ce qui nous a réchauffés durant cette période froide, c’est la semaine au Scandinavium pour le Gothenburg Horse Show. Un succès – peut-être justement parce que nous avions tous besoin d’une pause. Quelque chose qui éloignait nos pensées du déneigement, de l’eau gelée et des chevaux désœuvrés qui franchissaient les clôtures avec impatience.
Cette année, le GHS a été plus que les compétitions dans l’arène. Beaucoup de visiteurs sur notre stand étaient venus au salon Eurohorse simplement pour se promener, regarder les activités dans le paddock, manger quelque chose et retrouver des amis partageant la même passion.
Je pense que cette formule – un grand salon présenté de manière accueillante combiné à un programme solide dans un paddock plus vaste – est idéale. On peut y voir des chevaux de police, des chiens militaires, de l’équitation western, des cavaliers de haut niveau et des clinics de concours complet. Les années précédentes, j’avais l’impression que le salon se vidait complètement lorsqu’il y avait du saut d’obstacles dans l’arène, mais cette année ce n’était pas le cas. Que le programme propose du dressage ou du saut d’obstacles, il y avait toujours du monde au salon.
Un salon fréquenté est évidemment positif pour nous. Le fait qu’il y ait des activités à observer et dont on peut apprendre, sans que tout coûte une fortune, est également important. Mais c’est avant tout une manière de se rapprocher du sport – et de nos chers compagnons à quatre pattes sous différentes formes et disciplines.
À une époque où notre sport est souvent – et parfois à juste titre – remis en question, c’est une excellente occasion de voir, d’écouter, de discuter, d’apprendre et de partager. Pour moi, le bien-être équin repose sur la connaissance et la transparence. Vivre avec des chevaux implique un apprentissage permanent. Nous devons tous, en tant qu’acteurs d’une vie équestre active, le faire d’une manière qui supporte toujours la transparence.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui nous ont rendu visite à Göteborg. Anciens amis et nouvelles rencontres – c’est vous qui rendez Eurohorse si précieux.